samedi 24 mai 2014

Begin the Biguine, le dixième album de Viktor

Avec son l'album Begin the Biguine, Viktor nous offre un disque qui lui ressemble aux ambiances jazz lounge


Retour en 2007 :
Elle reçoit chez elle, dans un appartement inondé de soleil, non loin du canal Saint-Martin, à Paris. En ce mois de mai, la très glamour Viktor Lazlo sourit plus qu'à l'accoutumée. Son nouvel album, "Begin the Biguine", vient de sortir.


« C'est mon dixième, mais j'ai l'impression que c'est le premier »

Elle chante en anglais et en français sur fond d'ambiances jazz lounge. Ballades sentimentales et blues aériens, ses chansons évoluent entre standards  empruntés à Cole Porter ou à Tom Waits (en duo avec Arno) et chansons originales écrites pour ou par elle. Un écrin ciselé par quelques amis auteurs-compositeurs ou musiciens, dont David Linx, réalisateur de l'album, François Berheim ou encore Mino Cinélu

 
Un opus sensible qui contient déjà au moins une perle, "J'attends", un reggae entêtant certainement promis à un beau succès. 



 De quel album rêviez-vous ?
"C'est un album que je voulais faire depuis toujours avec David Linx que je connais depuis vingt ans, avec qui j'ai déjà écrit des chansons, chanté, travaillé. Comme moi, il a fait son chemin pour acquérir une certaine confiance. Au départ, nous étions partis sur une espèce de « song book » qui était essentiellement anglophone. C'est à ce moment-là que j'ai rencontré François Berheim. Il a alors écrit les musiques de beaucoup de chansons en français et mis en marche un truc formidable en rassemblant des auteurs comme Jean Fauque, Christian Bouclier, David Mc Neil. Ça a été magique."

Parmi les ambiances, il y a des références au jazz, à l'image de cette reprise "Begin the Beguine" de Cole Porter qui ouvre l'enregistrement...
" J'avais cette chanson en tête depuis longtemps. Cole Porter a vraiment nourri mon imaginaire. Begin the Beguine est un titre qui, paradoxalement, n'avait jamais été arrangé de cette manière. Avec Mino Cinelu aux percussions, cela s'imposait. C'est venu tout naturellement..."

Doit-on y voir un clin d'oeil à vos origines antillaises ?
" On peut tout y voir dans la mesure où cet album est exactement ce que je suis. J'ai enfin réussi à approcher ce que j'avais envie de faire. Je suis métissée, j'ai des origines antillaises, donc on n'attend pas forcément que je chante I'am so lonesome I could cry ( un blues de Hank Williams) alors que c'est le genre de musique qui m'a bercée quand j'étais gosse, bien avant le jazz, une musique qu'écoutaient mes parents."

01) Begin the biguine
02) L’automne est là
03) I’m a fool to want you
04) Tu peux pas savoir
05) J’attends
06) Bouton d’or
07) Lowside of the road (avec Arno)
08) Je lève mon verre
09) New begin-ing
10) Sans dire je t’aime
11) Ailleurs
12) I am so lonesome I could cry
13) Au final

 

Il est enfin temps d'ouvrir ce cadeau ! Pourquoi 10/10 ? 
Parce qu'ils sont beaucoup trop rares, aujourd'hui, ces albums qui font du bien d'un bout à l'autre, de l'âme aux oreilles, et vice versa... Begin the biguine, c'est l'histoire d'un voyage un peu magique ... Quelques notes et une voix qui réchauffe... 

Viktor Lazlo nous invite dans sa vie pour éclairer la nôtre. 


Elle pose des mots sur ces maux intimes qui nous ressemblent tant. 
Chaque chanson est à sa place, le chemin est tracé, vers le bout du tunnel, on peut s'y engager sans risque. Au fil des mélodies les yeux fermés, on peut enfin se regarder vraiment. On apprend à écouter son coeur pour mieux entendre les secrets qu'il nous souffle, entre soupirs et silences... De combats en victoires éclatantes, « au final », on en ressort immanquablement apaisé, grandi, ensoleillé. Cet album est un plaisir, un bonheur égoïste, et chacun de nous devrait s'aimer assez pour se l'offrir......
Cet album est à mon image. Il a des influences musicales, géographiques et culturelles. Un mélange de jazz, de musique antillaise, de folk, de blues et de chansons. Le premier titre « Begin the biguine » de Cole Porter débute par du ti Bois pour aller progressivement vers la biguine contemporaine. Cet album a été enregistré en live et est libéré de toutes contraintes.