samedi 20 mai 2017

Bon Anniversaire... Misery



Un anniversaire de 30 ans:

Flashback 1


En 1987 était publié Misery , un roman écrit par le célèbre auteur américain, Stephen King à qui l’on doit entre autre "Carrie" , "Shinning", "Bazaar", "Dreamcather", "Dôme", "La ligne verte"…


Le pitch de ce huit-clos glaçant : un célèbre écrivain, Paul Sheldon est recueilli après un grave accident par l'une de ses « plus ferventes » admiratrices. Heureusement pour lui, la douce Annie est  infirmière.

Mais comment va-t-elle réagir lorsqu’elle découvrira , que celui qu’elle soigne, celui qu’elle adule, son auteur préféré ; a tué son personnage favori dans son nouveau livre ? 

Maintenant, pour Paul Sheldon,  écrire est une question de survie…


 
Dépourvu d'éléments fantastiques et surnaturels,  le roman devait être à l'origine publié sous le pseudonyme, Richard Bachman (il publie également sous d’autres pseudo). Mais fut dévoilé au grand public que King et Bachman étaient une seule et même personne, obligeant King à renoncer définitivement à ce pseudonyme.
Ici, à gauche la fausse jaquette de l'une des aventures de l'héroine Misery, dans le bras de son charmant "prince" au visage très largement inspiré de celui de ... Stephen King !





Le livre a reçu le prix Bram Stoker du meilleur roman et a été adapté au cinéma en 1990 par Rob Reiner :
 
















avec Kathy Bates dans le rôle d'Annie Wilkes, (pour lequel elle remporta l'Oscar de la meilleure actrice), et James Caan dans celui de Paul Sheldon.

Aux Etats-Unis, le livre a également été adapté par William Goldman à Broadway en 2015 avec Bruce Willis dans le rôle de Paul Sheldon.

Le blog publie cet article pour fêter le 30ème anniversaire de la parution de ce fabuleux face à face, et parce que, Viktor Lazlo (dont on attend la sortie de son 4ème roman), a signé l’adaptation française de la pièce actuellement sur scène.

Dans le rôle du charismatique romancier,  Francis Lombrail et dans celui  de l’infirmière fan & psychopathe la charmante et très inquiétante Myriam Boyer.

Glaçant...

vendredi 5 mai 2017

Samedi 6 mai, Elodie de Sélys vous fera découvrir les différentes vies de Viktor Lazlo. En radio à 18h30 sur La Prem1ère et en télé à 20h sur La Trois !

 
Ce samedi 6 mai, Elodie de Sélys vous fera découvrir les différentes vies de Viktor Lazlo. 
En radio à 18h30 sur La Prem1ère et en télé à 20h sur La Trois !

Extrait de l'article paru sur leur site :

Viktor Lazlo s'appelle en réalité Sonia Dronnier. Elle est née en 1960 à Lorient dans le Morbihan, d'une mère grenadienne et d'un père martiniquais. Son pseudo, elle le tient d'un des personnages du film " Casablanca " de Michael Curtiz. 
Chanteuse, actrice et romancière, elle a connu de nombreuses étapes dans sa carrière, tantôt dans l'ombre, tantôt au devant de la scène.

 

Après des études en archéologie et histoire de l'art, Viktor Lazlo entre dans le " show-bizz " par la porte du mannequinat en travaillant pour Chantal Thomass et Thierry Mugler. 







Elle intègre ensuite le groupe Lou & The Hollywood Bananas comme choriste dans les années 80. Repérée par Lou Deprijck, l'artiste s'est fait connaître avec le tube " Canoë rose " (1985). Elle représente la Belgique* à l'Eurovision de la chanson en 1987 avec sa chanson " Breathless ". " Pleurer des rivières " fait également partie de ses grands succès chaloupés.


NB : petite erreur du journaliste que tout le monde aura corrigé : Viktor était la  présentatrice de l'émission (retransmise en direct depuis la Belgique en 1987) mais n'a pas représenté le "plat pays" ; elle a interprété "Breathless" en ouverture et fut la maîtresse de cérémonie.
 
Comme actrice, elle est apparue notamment dans les feuilletons " Navarro ", " Sandra, princesse rebelle " et " Sœur Thérèse.com ". 

En 2010, elle publie son premier roman, " La femme qui pleure ", aux Editions Albin Michel. L'histoire d'une femme, Ida, qui attend son procès. Dans une sorte d'amnésie cotonneuse, elle essaie de dénouer les fils qui l'ont menée à l'hôpital psychiatrique. Elle comprend peu à peu qu'elle a commis l'irréparable... Le livre a été récompensé par le prix Charles Brisset.



En 2011, elle crée son spectacle " My Name is Billie Holiday " à Bruxelles, dont elle confiera la mise en scène à Éric-Emmanuel Schmitt fin 2012, avant d'entamer une tournée triomphale en France et en Europe jusqu'en 2015. Elle a la voix veloutée, la beauté, la générosité qu'il faut pour s'attaquer à ce monument de la chanson, et reprend vingt de ses chansons les plus emblématiques.

Elle publie d'ailleurs une biographie de la célèbre musicienne dans laquelle elle raconte la vie d'une femme habitée, à la voix inoubliable et au destin tragique. En 2015 paraît son 3e roman, " Tremblements essentiels ". L'héroïne, Alma Sol, est une star de la chanson originaire des Caraïbes, portée disparue. Trois narrateurs, qui tous furent amoureux d'elle, retracent leur rencontre avec cette femme aussi séduisante qu'insaisissable...


En février 2015, elle présente également son nouveau spectacle intitulé " 3 Femmes " au Théâtre Hébertot à Paris, un tout nouveau récital consacré à Billie Holiday, Sarah Vaughan et Ella Fitzgerald.

 



 
Après "Promised Land" Viktor Lazlo vient de sortir le nouveau single, "Lola & Jim" pour  un nouvel album à paraître en 2017 L'album qui va s'intituler "Woman" devrait sortir courant octobre. 




Le troisième extrait de l'album est une ré-interprétation de Breathless...featuring Marlon Moore 

vendredi 28 avril 2017

"Breathless" sera le 3ème extrait du prochain album

"Breathless 2017" sera le 3ème extrait du prochain album de Viktor Lazlo ; après "Promised Land",  et "Lola  & Jim".  

Cette toute nouvelle version, produite et arrangée par le maestro Michel Bisceglia,  nous offre en featuring Marlon Moore pour un solo rap (sans trop rien dévoiler...)  et David Linx aux choeurs !
Les chanceux auditeurs de Radio02 en Belgique, auront le privilège d'écouter en avant première ce jour ci, la toute nouvelle version de cette chanson mythique de Viktor. 
Composée et écrite par Viktor et Phil Allaert (Vaya Con Dios) en 1987 pour le second album, "Breathless" a su conquérir le coeur de nombreux fans à travers le monde entier. Cette nouvelle version, fête le 30ème anniversaire du tube culte "Breathless" et envoie un message plein de tendresse et d'affection à tous les fans de Viktor , pour qui cette chanson compte tant et tant.

Le prochain album, dont la sortie est programmée courant septembre-octobre  s'intitulera, "Woman" ... , suggestion de Michel Bisceglia.
Le premier album était "She" ("Elle" pour les non anglophones) et l'album que tout le monde attend, tout naturellement "Woman"...
Miss Viktor we love you. 


Ci dessous quelques photos des séances d'enregistrement :







(à suivre...)

mardi 25 avril 2017

Ella ; aurait eu 100 ans

En ce 25 avril 2017 nous aurions du fêter le centenaire de Ella Fitzgerald mais rares sont les médias qui s'y sont attardés.  Alors hommage à The "First Lady of Song"...

Ella Fitzgerald, née le avril 1917 à Newport News et décédée le juin 1996 à Beverly Hills, est une chanteuse de jazz américaine.

D'abord connue sous le surnom de « The First Lady of Swing », qui est devenu « The First Lady of Song » après l'apogée du « Swing » (littéralement « La Première Dame de la Chanson », mais traduit plus volontiers par « La Grande Dame du Jazz »), elle a remporté de nombreuses récompenses, dont 13 Grammy Awards.
Avec une tessiture de trois octaves, elle est remarquable pour la pureté de sa voix et sa capacité d'improvisation, particulièrement en scat
Elle est l'une des principales représentantes du jazz vocal avec Sarah Vaughan et Billie Holdiday.

La chanteuse a réalisé une de ses improvisations les plus célèbres en concert sur Mack the Knife (extrait de L'Opéra de quat'sous) à Berlin en 1960, morceau au cours duquel elle a eu un trou de mémoire et qu'elle a poursuivi sans hésitation en alternant scat et paroles improvisées. Cette version de Mack the Knife est certainement l'un des succès les plus connus d'Ella Fitzgerald, avec M. Paganini* et How High the Moon.
 
Ci dessus l'extrait live du spectacle de Viktor Lazlo "3 Femmes"  (voir les articles précédents sur son récital dédié aux Divas du Jazz) - ici dans cette vidéo elle y interprète "Mister Paganini*".
 
Viktor Lazlo "3 Femmes "le somptueux hommage à Ella Fitzgerald ainsi qu'à Billie Holiday et Sarah Vaughan , toujours sur scène (ici)


Une autre de improvisations fameuses d'Ella Fitzgerald eut lieu au cours d'un concert à Antibes/ Juan-les-Pins à l'été 1964, alors qu'elle se produisait dans la Pinède Gould à l'occasion du Festival Jazz à Juan, quand elle rendit hommage aux cigales qui y chantaient (The Cricket Song).
Avec l'orchestre de Duke Ellington, elle fait des tournées en Europe et en Amérique du Nord. Elle ouvrait le concert avec le morceau de Duke Ellington Take the 'A' Train; elle fut une des rares à chanter des paroles sur ce morceau.
 
Elle joue en concert avec les plus importants groupes et solistes. Son vrai rôle était «instrumentiste de la voix». Elle chante avec de nombreux partenaires instrumentaux comme Oscar Peterson, Count Basie  (A REDECOUVRIR VIKTOR LAZLO & THE COUNT BASIE ORCHESTRA ici) , Roy Eldridge, Joe Pass (Speak Love), Dizzy Gillespie, et le trio de Tommy Flanagan. Elle a aussi chanté avec d'autres voix du jazz comme Nat King Cole ou Frank Sinatra.

 

Porgy and Bess est son enregistrement le plus connu avec la légende du jazz qu'était Louis Armstrong, mais elle a également enregistré avec lui le célèbre album Ella and Louis qui eut un tel succès que Granz leur demanda d'enregistrer un Ella and Louis Again, qui fut également un succès.


Ella apparaît aussi avec Peggy Lee comme actrice et chanteuse dans le film de Jack Webb, Pete Kelly's Blues. Elle apparaît aussi dans les films Ride 'Em Cowboy, St. Louis Blues, et Let No Man Write My Epitaph.

Son diabète la rend aveugle et conduit les médecins à l'amputer des deux jambes en 1993. Elle meurt d'une crise cardiaque le 15 juin 1996 à Beverly Hills, et nous quitte à l'âge de 79 ans.
 

samedi 11 février 2017

Lola &Jim : la nouvelle chanson de Viktor Lazlo

Déjà 10 jours que "Lola &Jim" est disponible sur les plateformes de téléchargement.
Composée par Viktor Lazlo et Michel Bisceglia, cette chanson que n'aurait pas reniée Joan Baez nous bouleverse. L'amour, la vie, la tragédie , une journée qui aurait dû être si belle ! 
Toute en émotion l'histoire de cette jeune fille qui retrouve le garçon qu'elle aime au café , un jour à Paris mais ce ne sera ni le bon jour ni l'endroit....
Il y a tant de belles choses et tant de choses qui ne devraient jamais arriver !
Laissez-vous porter par la musique de Michel Bisceglia, toutes les émotions passent par la voix parfois grave  de Viktor Lazlo mais tout en subtilité et comme nous vous serez emportés !
à écouter absolument !

samedi 28 janvier 2017

Hommage à Jacques Penot : un extrait de "Sandra Princesse rebelle"

Jacques Penot vient de nous quitter. RIP
En sa mémoire nous vous proposons de le retrouver aux côtés de Viktor Lazlo dans un extrait de la série de TF1 de 1995 "Sandra Princesse rebelle"

samedi 21 janvier 2017

ITW Viktor Lazlo "Chanter en Martinique, c'est la récompense"

Viktor Lazlo donnait un récital intitulé "Trois femmes : Ella, Sarah, Billie", à Tropiques Atrium le 13 janvier. Il s'agit d'Ella Fitzgerald, Sarah Vaughan et Billie Holliday, trois chanteuses noires américaines dont la martinico-grenadienne se sent proche.
Pourquoi avoir choisi ces femmes ?
A force de chanter ce répertoire de jazz du XXe siècle, je n'avais pas envie d'en sortir et il était assez aisé de sortir une corrélation entre ces trois chanteuses et je me suis amusée à trouver des similitudes, des différences et des chansons communes.
Vous avez écrit un livre sur Billie Holliday (My name is Billie Holliday, Albin Michel 2012), est-cela qui a été votre porte d'entrée ?
Forcément, vous rencontrez tous les contemporains de Billie Holliday quand vous travaillez aussi profondément un sujet. Ces trois femmes ont eu chacune une carrière fulgurante et très importante, mais en réalité, elles ont subi toutes les trois les mêmes écueils. Elles se sont toutes les trois retrouvées dans la même situation à une époque où il valait mieux ne pas être noire ni femme dans l'Amérique ségrégationniste.
Qu'est-ce qui caractérise votre relation avec chacune d'elles ?
La relation la plus profonde que j'ai, c'est évidemment avec Billie Holliday puisque c'est elle que j'ai cotoyée le plus longtemps, depuis 2009, quand j'ai commencé à travailler le spectacle "My name is Billie Holliday". Pour elle, ce qui me vient à l'esprit, c'est le mot "résistance", même si elle a fini par succomber à ses démons — quoique ce ne sont pas ses démons qui ont eu raison d'elle, c'est le monde dans lequel elle est née et a vécu et dont elle n'a pas su sortir faute d'avoir les armes nécessaires. Pour Ella Fitzgerald, c'est la longévité. Sarah Vaughan est une femme issue de la petite bourgeoisie, avec des parents très croyants et un environnement familial plus solide que celui d'Ella ou de Billie, mais ça ne l'a pas empêché de quelque fois d'être attirée par certain paradis peu recommandable...
A croire qu'être chanteuse à cette époque, c'était vraiment très compliqué. C'était associé au gutter, au caniveau, d'une certaine manière. Toutes les trois pensaient d'abord devenir danseuses parce que c'était sans doute plus respectable que chanteuses.
Vous êtes aussi noire et chanteuse. Vous identifiez-vous à elles ?
Je me sens très proche de ces femmes parce qu'elles ont lutté pour trouver leur place. Il y a une sérieuse et très forte résonnance avec la femme en général et jusqu'à aujourd'hui. Ces trois femmes résument à elles seules, cette insupportable et continuelle question de la place de la femme dans la société. Il est temps que les femmes n'aient plus à trouver leur place ; il est temps que la femme soit une évidence dans les sociétés.
La musique, le chant, l'art sont votre moyen pour prendre cette place ?
Je la prends comme je peux. J'aurai beaucoup aimé être une femme politique, non pas dans le sens réducteur auquel la politique nous renvoie aujourd'hui, mais politique dans son sens littéral. J'aurai aimé avoir le courage de mener ouvertement ces combats...
Vous les menez au travers de ce spectacle...
C'est un récital avec un désir de réinterpréter ces chansons, de ne pas les livrer telles qu'on les connaît. J'ai voulu une formation resserrée autour du piano de Michel Bisceglia, les guitares d' Olivier Louvel, avec une section rythmique limitée à la contrebasse de Gilles Coquard. Cette formation nous oblige à une grande pureté des arrangements. On le tourne depuis sa création en 2015 au théâtre Hebertot à Paris.
C'était votre deuxième fois en Martinique...

La première fois que je suis venue me produire en solo en Martinique — c'était en 2013 alors que je chante depuis 1987 —, c'était grâce à la Scène nationale. Et là, je dis chapeau et merci ! J'étais très émue... Je ne m'attendais pas à cet accueil. C'est comme si tous les gens qui étaient dans la salle étaient ma grand-mère, comme s'ils étaient tous de ma famille et c'était la première fois que je les rencontrais alors que je vais en Martinique depuis que je suis toute petite... Alors évidemment, j'étais morte de trouille à l'idée d'y retourner. Je sais que mon chemin n'est pas fini, mais il y a quelque chose de l'idée de l'achèvement dans le fait de venir chanter en Martinique.
Pour moi, c'est une récompense, c'est la récompense !
Quels liens avez-vous gardé avec La Grenade d'où votre mère est originaire ?
Je n'ai jamais chanté là-bas et personne ne m'y connait ! Mes parents y retournent chaque année et l'été prochain, on se retrouvera là-bas. Grenade revient dans mon paysage idéal... Ma mère en est partie en 1958 pour aller à Londres, mais le départ de toute ma famille a eu lieu à partir de 1984. A l'issue du coup d'Etat qui a renversé Maurice Bishop qui était le cousin de ma mère, les Etats-Unis se sont sentis coupables de quelque chose et tous les Grenadiens qui le voulaient ont eu des cartes vertes et des permis de travail... Aujourd'hui, toute ma famille grenadienne vit à New York.
Vous êtes vraiment une caribéenne...
C'est vraiment ce qu'Edouard Glissant appelait le Tout-monde et vous ne pouvez pas savoir à quel point, plus je vieillis, ça me remonte de partout. D'ailleurs, mon prochain texte est explosé entre l'Afrique, la Caraïbe, la France, la Pologne tant je me sens des ramifications partout. Il est urgent de continuer à marteler et à poser les tragédies de notre humanité sur papier ou à les transmettre oralement, parce que ces choses là sont en train de mourir. Ca va encore plus vite pour l'esclavage que pour la Shoah plus récente, mais on est en train d'effacer progressivement les événements liés au commerce triangulaire. Ca me révulse, ça me dégoute quand on parle de colonisation comme François Fillon en a parlé. Je trouve que c'est un vulgaire crachat à la tête de tous les pays colonisés. Mon prochain texte expose, dans une saga universelle, une histoire du Tout-monde avec l'esclavage et la Shoah, les choses face à face pour essayer de faire réfléchir les gens. C'est un roman épique qui montre qu'on peut posséder dans son ADN toutes les erreurs de l'humanité. Le titre sera sans doute "Des deux côtés du monde" et sortira prochainement chez Grasset.
Et côté comédie, où en êtes-vous ?
Il est dit que je suis comédienne parce que j'ai accepté des rôles dans des films et des séries à une époque où je devais nourrir mon fils, mais à partir du moment où il a pris son envol, je n'ai pas éprouvé le besoin de continuer à l'exception des propositions vraiment intéressantes qu'on me ferait et ça n'est pas arrivé !
Propos recueillis par FXG, à Paris
Crédit photos : Vanessa Filho

samedi 14 janvier 2017

Viktor Lazlo, une voix pour trois femmes

La chanteuse s'installe une soirée à Tropiques-Atrium pour un spectacle dédié à trois icônes du jazz : Billie Holiday, Sarah Vaughan et Ella Fitzgerald. Des voix pour dire l'universalité du jazz à travers le destin de trois femmes.

Sa simplicité rime avec une grâce toute naturelle, mais la comédienne, actrice et chanteuse n'en laisse pas découvrir un pan. Sans fard, ni faux semblant, elle s'est présentée hier pour une rencontre avec la presse. Alors que, spontanément, on s'incline à lui dire « Bienvenue chez vous » , Viktor Lazlo respire fortement et lâche : « Ça fait du bien d'être ici » . Comme pour dire qu'elle est Caribéenne et que dans ses veines coulent trois fleuves, en paraphrasant le poète guyanais Léon Damas. Car il y a en elle un cosmopolitisme enrichissant : père martiniquais et mère grenadienne, née en terre bretonne, son nom de naissance est Sonia Dronnier.
Le spectacle qu'elle présente ce soir est le fruit d'une première rencontre avec Billie Holiday dans une mise en scène du dramaturge et romancier Eric-Emmanuel Schmitt. La pièce, jouée 180 fois, y compris en Martinique en décembre 2012, fut comme une mise en bouche qui va susciter l'appétit en allant plus loin dans la convergence des mémoires du jazz.
Trois femmes, Ella, Sarah et Billie, « c'est une manière de perpétuer une mémoire » , reconnaît l'artiste. Et quelle mémoire ? Celle d'un répertoire du jazz de l'époque de la Black Renaissance à l'aube du free-jazz en passant par le bebop. C'est aussi la mémoire du croisement de ceux qui ont donné leurs noms à l'histoire du jazz : Cole Poter, Duke Ellington...
« SYMBOLIQUES DE LA CONDITION DES FEMMES »
Mais aussi et surtout Ella, Sarah et Billie sont trois femmes dont le vécu résonne fortement dans l'actualité de tous les jours et dans tous les pays. « Elles soulèvent le problème de la femme contemporaine à travers la violence qui lui est faite et les inégalités qu'elle subit » , souligne Viktor Lazlo. Et d'insister : « Elles sont symboliques et symptomatiques de la condition des femmes. » A l'écouter parler de ces grandes voix, on en conclurait que Viktor Lazlo fait ressortir l'universalité du combat féministe par le biais d'une musique non moins universelle : le jazz.

- Vendredi 13 janvier à 20 heures, salle Aimé-Césaire, à l'Atrium, à Fort-de-France - Chant, Viktor Lazlo, piano et direction musicale, Michel Bisceglia, contrebasse, Gilles Coquard et guitare, Olivier Louvel